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le coin des 1ere7 S

Mercredi 15 avril 2009

.L’EUROPE DES ETATS ET DES REGIONS.


Introduction: L’Europe, « unie dans la diversité »

 

 


• Problématique : Comment un ensemble de taille continentale s’est-il construit à partir d’une mosaïque d’Etats et de régions qui présentent une telle variété ?



I.
Qu’est-ce que l’Europe ?

A. Un espace aux contours flous

Le dessous des cartes
: « La Turquie est-elle un pays d’Europe ? »


• Deux thèses s’opposent pour savoir si oui ou non la Turquie est un pays d’Europe.

 

La Turquie est européenne

La Turquie n’est pas européenne

Arguments du Dessous des cartes

- géographique : une partie du territoire turc, la Thrace, se situe en Europe.

- historique : pendant longtemps, l’Empire ottoman s’est étendu sur les Balkans donc a été un Etat européen.

- économique : 85% des investissements réalisés en Turquie proviennent de l’Union

- diplomatique : Chypre, éloignée de l’Union en est membre alors que la Turquie, plus proche en est rejetée.

Arguments du Dessous des cartes

- ethnique : les Turcs sont une population originaire d’Asie centrale.

- culturelle : la Turquie tisse aujourd’hui des liens culturels de plus en plus étroits avec ces pays d’Asie centrale.

- militaire : membres de l’OTAN, Ankara ne met pas ses bases à disposition de l’UE

- diplomatique : le conflit avec la Grèce à propos des eaux territoriales montre que la Turquie est rejetée de l’Union.

Arguments personnels

- politique : la Turquie est une démocratie laïque et correspond, de ce fait, tout à fait au modèle de l’Etat européen.

Arguments personnels

- culturel : l’islam est la religion dominante en Turquie et le Turc est une langue d’Asie centrale.

• Plusieurs critères définissent l’Europe. La culture fait de l’Europe une terre catholique où on parle des langues latines. La politique fait de l’Europe une construction où des Etats sont se regroupés. L’économie construit l’Europe comme un espace d’échanges. Enfin, la géographie affirme que l’Europe est une terre à l’Ouest des détroits turcs…

• Pour chaque critère, on trouve des limites différentes : le critère politique définit l’Union européenne, qui ne correspond pas stricto sensu à l’Europe. Ses frontières sont changeantes donc on ne peut pas qualifier l’Europe de continent car ce n’est pas une terre totalement séparée des autres par une étendue d’eau, elle est accrochée à l’Asie.

 

B. Un territoire culturellement diversifié

 

• Les religions constituent un élément de relative unité culturelle en Europe. Même si trois religions sont présentes (le catholicisme en Europe de l’Ouest, du centre et du Sud ; le protestantisme en Europe du Nord et l’orthodoxie en Europe de l’Est), ce sont trois monothéismes chrétiens qui se sont séparés dans l’histoire pour des raisons doctrinales. D’autres valeurs caractérisent l’Europe et sont le produit de son histoire : la démocratie est née dans la Grèce antique, le libéralisme développé à l’âge industriel…

• Le territoire européen est aussi marqué par une grande diversité culturelle. En Europe, plus de cent langues sont parlées et trois alphabets sont utilisés. De plus, des minorités religieuses sont présentes en raison de migrations passées (les juifs et les musulmans, qui sont surtout présents en Europe occidentale et centrale).

• La culture n’est pas un critère pertinent pour définit l’Europe car celle-ci est plus une mosaïque culturelle qu’une une civilisation soudée. En effet, elle présente des situations très variées sur le plan culturel – qui ne forment pas un continent homogène – même si certains traits sont communs (le christianisme est très présent en Europe, mais pas partout et se trouve sur d’autres continents tels que l’Amérique du Nord et du Sud).



C. Un territoire inégalement peuplé

 



• La répartition de la population, tant à l’échelle française qu’européenne, est très inégale et s’explique par la combinaison de nombreux facteurs de peuplement.

• Le critère du peuplement n’est, lui non plus, pas satisfaisant pour définir l’Europe comme une terre unie et homogène. En effet, le peuplement européen fait apparaître des concentrations fortes par endroit et est pratiquement vide à d’autres endroits.

• En fin de compte, l’Europe n’est pas un continent car elle n’est pas dissociée d’une autre terre (elle est attachée à l’Asie) et ce n’est pas un territoire géographiquement homogène qui se distingue nettement d’autres territoires : elle est marquée par une très forte diversité culturelle (malgré des valeurs communes) et une très forte diversité dans le peuplement. L’Europe est donc une création des Européens, un produit de l’histoire, une volonté des peuples de se rapprocher. Ce faisant, ils ont crée des critères visant à unifier un territoire qui ne l’était pas a priori.

 

II. L’Europe des Etats: Du morcellement à l’Union européenne

A. Une Europe politiquement morcelée


polycopié: une Europe morcelée


B. Une Union européenne pour dépasser les divisions

Une petite vidéo qui explique plus en détails ce uqi a été dit en cours


Par Mlle Lacroix
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Mercredi 15 avril 2009

Le fait régional : L’île de France une région moteur intégrée à l’Europe.

 

 

I.O :

Thème I/3 : le fait régional

Thème II 1 : les réseaux urbains et de communication (exemple français)

Réfléchir à la notion de région à plusieurs échelles

Montrer comment des réseaux urbains de types variés animés par des métropoles organisent inégalement des territoires / montrer le rôle structurant des axes de communication

 

Notion principale : hub – nœud – réseau – flux – région – pôle – réseau urbain – métropolisation-régionalisation.

 
Introduction :

  

 

En France la région, en tant qu’échelon infranational est définie en 1956. Elles s’imposent peu à peu et se dotent d’institution puis de compétences en 1972 et 1982.  Pour autant, le mot région n’a pas été inventé en 1956, la régionalité vécue par les Français et même par les européens repose ainsi sur deux critères, un critère administratif et un critère identitaire.

 

A partir de cette vision là, on peut se demander :

 

ð  Comment définir les spécificités géographiques de la Région ?

ð  Quelles sont les définitions les plus pertinentes pour la Région ?

ð  Comment les régions s’inscrivent-elles dans le territoire de l’Union europénne tout en renforçant leur identité et en valorisant leur atout ?

 

Afin de comprendre ces mécanismes nous nous appuierons sur le cas de la Région Ile de France.

 

 

 

I/ L’Ile de France, une région métropolitaine puissante en France et en Europe ( la région)   

 

A/ Une identité régionale forte

 

Un peu d'histoire? Voici l'histoire de la région

-une identité historique : Paris capitale officielle depuis Hugues Capet
è depuis le 10 ème siècle == >signifie que la « metropolanité » de la région est installée depuis longtemps. Fin 19 ème Paris compte près de deux millions d’habitants.

Extension spatiale dans les deux derniers siècles ( 19 et 20 ème) : ( population X 4,5) extension X 65

 

Mais pas les mêmes limites qu’aujourd’hui : c’était une région d’Ancien Régime, mais au dela des limites nord actuelles.

 

Finalement : Ne dit-on pas région parisienne : dominée par Paris, c’est donc bien une région métropolitaine, organisée par la métropole capitale.

è disparité régionale

 

 

-une identité économique

Paris : considérée comme une ville mondiale, qui n’est en Europe devancée que par Londres pour le tertiaire supérieur et le pouvoir de commandement, notamment les fonctions fiancières et les siècges sociaux.

 

 

 

 

B/ une région dominante

 

-concentrations des fonctions centrales

 

-un poids économique écrasant : 1 er PIB régional 430 Milliard d’euros

 

ð  Repercution sur l’Ile de France : 80 % du pIB du tertiaire

ð  70 % du trafic aérien

ð  1 er PIB de France, 430 Milliard d’Euros

 

-Capitale culturelle : En 1999, L’Ile de  France  regroupait en 1999, 45, 8 % des emplois du secteur culturel.

87 % des production de programme télé

85 % des productions de film télé

84 % des production de film pour le cinéma

71 % des agences de presse

70 % des édition de livres…

 

 

 

Conclusion : Au final comment se définit la région ?

 

Par son identité, son unité, sa politique

ð  Délicat de fixer les limites objectives et précises

ð  On a une opposition entre une région fonctionnelle et une région homogène.

 

Région homogène : La région regroupe des facteurs communs empruntés au cadre naturel, l’histoire et à la population qui lui confère une certaine unité.

 

Région fonctionnelle : air polarisée d’une grande relayée par un réseau de villes petites et moyenne

                      

ð  Mais aussi : Région : un espace vécu

 

 

II/  Les dynamiques spatiales régionales

 

Activité informatique sur Géoclip

ð  Des disparités régionales


>> Le travail sur l'Ile de France 

 


>>Un travail d'élève ==> le Limousin ( au nom qui fleure bon la campagne et les vaches, mais non !!! Il n'y a pourtant pas que ça ==>la preuve!)


III/ Les régions vues d’Europe, l’Europe vue des régions

 

Analyse de cartes au vidéoprojecteur

 

Il faut noter qu’il y a une mitoyenneté avec 7 Etats et deux principautés, on ne peut pas considérer les régions françaises sans ce fait et on ne peut passer outre l’insertion de  la France dans une politique plus englobante qu’est la politique Européenne

 

A/ L’Europe un cadre agrandi des régions françaises

 

>> Les traits essentiels de la France

-position d’isthme et de Finistère è des passage vitaux pour les relation ibériques, voire britannique avec le reste de l’Europe.

-joue un rôle de plaque tournante (reseau TGV, tunnel sous la manche)

-sur l’organisation de ses régions : régions plus petites  en moyennes que celles des autres régions européennes ( mais pas un handicap en dépit de ce qui est), problème dans le non choix entre département ou région, les limites financières de l’action des régions qui freinent l’efficacité d’une décentratlisation tardive en conservant une très importante compétences au département. Seule la France maintient une réelle concurrence de la Région avec un niveau inférieur.

 

>> Les régions française dans une régionalisation transnationale

 

-un rapport de 2000 qui se nomme Europe 2000 ( original)  suggère un redecoupage des région européenne visant à favoriser les rapprochement frontalier sans pour autant créer des « super région » è on va donc dans le sens d’une régionalisation européenne transnationale

 

>> les régions françaises face au politique  économique communes

 

Paradoxalement  (en apparence) ce n’est pas la politique régionale commune, née tardivement et longtemps dotée de moyens limités, qui produit le plus d’impact sur la geo économie régionale.

 

-politique de marché :

*exposé à une plus grande concurrence régionale européenne (sauf pour l’agriculture)

 

-agricole

*adoption précoce et complète d’une politique commune orientée vers la hausse des productions par la protection du marché et la garantie des prix de vente ( PAC)

 

-politique des réseaux

*facteur d’intégration essentielle

Mais difficultés a applique la politique européenne en prenant en compte la politique nationale très compliquée en la matière

 

 

B/ Les régions en Europe : une politique communautaire

 

>> Un discours : construire l’Europe des régions plutôt que l’Europe des Etats car elles sont le lieu privilégié de l’intervention, des procédures d’aide et d’harmonisation.

 

Ex : Réforme des fonds structurels entamés en 1988è régionalise systématique les objectifs économiques en terme de réduction des écarts de vie ou la création d’un comité des régions au sein de Parlement européen

 

Ainsi : Les aides de l’Union européenne se portent vers les régions qui en ont le plus besoin sous la forme de cofinancement de projet des Etats  ou des collectivités locales dans les transports, les réseaux numériques, l’aide à l’emploi, la réhabilité urbaine, la portection de l’environnement, la mise en valeur du patrimoine local ou régional.

 

EX : les fonds structurels : destinés à promouvoir un meilleur équilibre économiques et social  et à réduire les disparités régionales ne représentaient que 17,5 % du buget de la CEE  en 1988

35,7% en 1999è second poste de dépense après la PAC

 

Fonds structurels : il s’agit de caisses qui permettent à l’UE d’apporter des aides financières sous formes de subventions à des régions d’Etats de l’Union Européenne pour des projets  pluriannuels. Il en existe 4 :

-FEOGA (fonds européens d’orientation et de garantie agricole)

-FEDER (Fonds européen de développement régional)

-FSE (fond social européen)

-IFOP (instrument financier d’orientation de la pêche)

 

Fonds de croissance : fonds européen qui sert à accorder des prêts aux Etats Membres

 

 

>> Comme il y a de nombreux déséquilibres régionaux à l’échelle européenne :

Ainsi sur l’ensemble des régions françaises : le PIB par habitant des 10 premières régions est environ 4,5 fois superieur à celui des 10 régions les moins prospères.

Mais grâce aux aides européennes (fonds de croissance/ fonds structurels) les résultats sont assez encourageants.

 

 

C/ Les espaces frontaliers français ; les laboratoires de coopération à l’échelle européenne

 

Un dossier sur les eurorégions cliquez ici !!!
 

>> Naissance des régions transfrontalières

Les territoires se trouvant de part et d’autre d’une frontière et possédant des caracteristiques communes tendent à se rapprocher pour partager les services et faciliter les échanges de part et d’autre de la frontière

Certains vont jusqu’à constituer des entité régionale dotée d’une structure de pilotage è eurorégions

 

>> Politique interrégionales active :

Les régions ayant des caractéristiques proches et confrontées à des problèmes communs tendent à se regrouper dans de grands ensembles interrégionaux qui ont été définie pas l’UE dans le cadre de programme interreg

 

 

Par Mlle Lacroix
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Dimanche 5 avril 2009




Allez dès aujourd'hui jettez un coup d'oeil sur ce site pour tout savoir sur la séparation des pouvoirs aux Etats-Unis, un site très bien construit et documenté, réalisé dans le cadre de l'ECJS par deux élèves de Première S

Bravo à vous deux Jean Louis et Mathieu !!!


Cliquez ici !!!

Par Mlle Lacroix
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Jeudi 29 janvier 2009

La France des  années 30, une France en crise (3h30)

 

Notions principales : anti-parlementarisme – Front Populaire - ligues

 

 

Introduction

 

Après la première guerre mondiale, un mouvement extravagant, laissant libre court à l’expression et à la fête, apparaît. Ce sont les années folles, années festives où les Français cherchent à exulter toutes les noirceurs de la guerre. Cependant, la crise économique amorcée aux Etats-Unis en 1929, y met fin au début des années 30.

 

En effet, durant les années 30, les démocraties libérales sont touchées par des crises économiques sociales et politiques de grande ampleur. La France n’échappe pas à ce mouvement.

 

  Quelles sont les causes et les manifestations de la crise en France dans les années 30 ?

 Quelles sont les réponses du Front populaire ?

==>    Comment la France réagit-elle face aux tensions internationales ?

 

 

I/ La Crise des années 30 en France, une crise multiformes

 

A/ Une crise économique et sociale

 

1/  Une dépression économique

 

è Doc 2 p 231 ( méthode analyse de graphique)

 

Doc 2. La crise économique

Ces trois graphiques permettent de présenter les caractères généraux de la crise économique des années 1930 et de remettre en cause quelques idées reçues.

 

è Ainsi, les exportations chutent dès 1929, en raison d’une crise mondiale qui contracte la demande et favorise les replis protectionnistes.

 

èL’activité économique chute dès 1930, la crise française n’est donc guère plus tardive que celle des autres économies libérales. La courbe du chômage est inversement proportionnelle à celle de l’activité économique.

 

èIl faut noter ici qu’il s’agit des chômeurs secourus, ce qui ne correspond qu’à une fraction du total des chômeurs. Le chômage partiel, non secouru, représente un fléau pour les salariés. La moitié des chômeurs n’avait pas d’ « allocations chômage » (définies et versées par les municipalités) ni d’aides en nature (soupes populaires, bons de nourriture ou de charbon).

 

è Le tableau permet de différencier l’évolution des revenus pendant la crise. Naturellement, ce sont les revenus liés à la production (salaires et bénéfices, revenus agricoles) qui connaissent les chutes les plus significatives. L’effondrement de l’activité économique et des prix pèse ici lourdement.

En revanche, les revenus de rentes se maintiennent ou progressent, contribuant ainsi à accentuer les  rancoeurs sociales.

 

 

 

  • Avant :

 

èAu cours des années 20, la France a connu une période de pleine prospérité économique :

-industries modernes comme l’automobile, l’aéronautique ou la chimie se sont développés

 

-empire colonial apparaît aussi comme un débouché privilégié : Exposition coloniale de 1931 ( cliquez ici pour tout savoir de l'exposition coloniale) dans le parc de Vincennes exalte l’influence de la France sur tous les continents. è a cette occasion que le ZOO de Vincennes a été construit.

 

  • Les causes de la crise en France :

 

La crise touche la France à la suite de la dévaluation de la livre sterling (septembre 1931) qui provoque une surévaluation des prix français par rapport à tous les pays qui ont décidé de suivre le modèle anglais.

 

  • Conséquences :

    L’indice de production industriel baisse de 17 % entre 1931 et 1932.

 

Face à cette dégradation le gouvernement de Pierre Laval diminue les dépenses publiques, notamment le traitement des fonctionnaires et tente de faire baisser le prix de l’énergie. Mais cette politique déflationniste (baisse des dépenses budgétaire et blocage des salaires) , peu efficace, ne fait qu’accroitre le mécontentement populaire.

 

2/ Les impacts sociaux

 

Document INA 2019, manifestations des travailleurs à Paris

 


 

1935 : ½ Millions de chômeurs déclarés + Chômage partiel  très répandu

 

En réalité, il semble  qu’au pic de la crise en 1934-35, le chômage soit plutôt d’un million de personnes, soit 12% de la population.

REGION PARISIENNE : le plus touchée de France.

 

 

è la misère se répand dans les villes

 

L’insuffisance des aides apportées par l’Etat explique le succès des politiques pratiquées par les communistes dans certaines communes ( de la banlieue parisienne entre autre) pour mieux secourir les chômeurs è Soupe populaire, distribution de produits collectés.

  

B/ Qui se transforme en crise politique

L’instabilité économique se transforme rapidement en crise politique marquée par la tentation fasciste.

 

1/ La critique des institutions

è l'instabilité notoire des gouvernements de la Troisième République (en moyenne un gouvernement tous les six mois) entraîne une certaine défiance vis-à-vis de la classe politique en général.

 

INA Affaire stavisky



.

 

è Antiparlementarisme devient de plus en plus important

 

2/ L’essor des ligues d’extrême-droite

 

è Les remèdes économiques mis en place par la gauche au pouvoir étant inefficaces, les mécontents se tournent de plus en plus vers les extrêmes.

 

L’extrême gauche d’un part,  mais surtout l’extrême droite, et ligues ( = mouvements politiques souvent d’extrême droite qui privilégient l’action extra parlementaire) se développent

Ex :

-l’Action française (60 000 membres), but : renverser la République pour restaurer la monarchie

-Jeunesses patriotes (90 000 memebres) but : veulent un régime fort ( pas encore totalement fasciste) Taittinger

-Croix de feu du général François de la Rocque ( anciens combattants)

 


è
6 février 1934 :

Ligues de droite mais aussi , une frange du PC ( ancien combattants communiste)


Analyse d'une photo par le site Histoire-image.org
 

30 000 manifestants dont une bonne majorité d'anciens combattants. Tous se mobilisent sur le thème : « À bas les voleurs ! » et réclament davantage de civisme, d'honnêteté.è antiparlementarise è réunion sur la Concorde, en face de la chambre des députés (le Palais Bourbon) le jour de l’investiture de Daladier

Mais autour de la place de la Concorde, la manifestation dégénère.

Des milliers de militants en armes tentent de marcher sur le Palais Bourbon. La Garde mobile tire. Les affrontements se prolongent pendant la nuit. Quatorze manifestants et un policier sont tués. On compte un millier de blessés.

La gauche parlementaire dénonce dans la manifestation du 6 février une tentative de coup d'État fasciste. Elle appelle au rassemblement des forces progressistes.

==> Trois jours plus tard, une contre-manifestation à laquelle participent les socialistes et les communistes dégénère à son tour et fait 15 morts et 1500 blessés.

Le président du Conseil Édouard Daladier, qui a été porté au pouvoir par la majorité socialiste et radicale élue en 1932, doit céder la place à l'ancien président de la République Gaston Doumergue (71 ans). Dans le nouveau gouvernement entrent Édouard Herriot et les chefs de la droite battus deux ans plus tôt, dont André Tardieu.

è Permet donc à la droite de revenir au pouvoir

 

è mobilisation de la gauche contre un projet fasciste ( préciser que le projet est flou, difficile pour les historiens de dire si il y avait un réel projet fasciste)

 

 

 

II/ La réponse du Front populaire

 

A/ Le rassemblement de la Gauche

 

ð  Dès le 12 fevrier 1934 : une grande manifestation est organisée autour de laquelle les militants des trois partis de gauche fraternisent.

 

-SFIO

-PCF

-Radicaux

 

èFraternisation celée le 14 juillet 1935 : 500 000 manifestants : naissance du front populaire

 

Peu à peu cela aboutit à un accord électoral inéditè Programme électoral commun pour les elections legislatives d’avril mai 1936.

 

Programme commun :

  • Défense des libertés et réformes sociales
  • Soutien au candidat de gauche le mieux placé au second tour (discipline républicaine)

     

    B/ Un bel été 36

     

    Doc 2 p 233 

     

    ð  Greve dès les élections

    ð  Grève sur le tas

     

    En effet, l’espoir que fait naitre l’arrivée au pouvoir du front populaireè grèves

    Ils réclament une amélioration rapide et de leur salaire è plus de 2 millions de personnes

     

    èLéon Blum est obligé d’adopter très rapidement un volet de lois sociales afin de mettre fin aux occupations d’usine et relancé l’économie du pays

     

    ð  7 juin 1936 : accords Matignon, signé avec les représentants du patronat (CGPF) et du monde ouvrier (CGT)

     

    -augmentation générale des salaires (7 à 15 %)

    -institution de délégué du personnel

    -établissement de contrat collectif de travail

     

    è2 lois sont votées un peu plus tard :

     

    -15 jours de congés payés

    -limite du travail a 40 h, au lieu de 48

     

    Il faut en réalité plusieurs semaine : Greve cesse première 15 aine de juillet =+> du mal à se mettre en place

     

    >> Modernisation du pays

     

    èD’importantes mesures économiques suivent :

    -contrôle de la banque de France

    -nationalisation des usines d’armement

    -création de la sncf

     

    -obligation scolaire jusqu’à 14 ans

    -sport pour tous

     

    ð  Grand engouement

     

     

    III/ L’échec du Front populaire, mais un pérennisation dans la mémoire nationale (1 h)

     

    A/ Le Front Populaire à l’agonie

     

    >> De nombreuses oppositions

     

    Si les ligues ont été dissoutes, elles renaissent sous la forme de partis, ainsi les croix de feu renaissent sous le Parti Social Français

     

    A gauche, le PCF avec 300 000 militants est une force considérable. Tout en soutenant Leon Blum il lui reproche de ne pas vouloir intervenir en Espagne ( Franco à pris le pouvoir du pays et cherche à eliminer tous les républicains)

     

    >> La chute de Léon Blum

    Le patronat qui considère les accords Matignon comme une défaite, est très hostile au front populaire.

    Face aux milieux d’affaire, Léon Blum cherche la conciliation et annonc en 1937 une pause dans les réformes sociales.

     

    èN’obtient pas le soutien de la droite pour autant et pas le soutien du PCF è Juin 1937 : le Sénat lui refuse de lui accorder les pleins pouvoir économique il doit alors démissionner

     

    Sa fin è revient au pouvoir en 1938 lais n’arrivera pas à relancer la dynamique. .

     

     

    Comment expliquer que le Front Populaire soit encore le symbôle d’une transformation pérenne de la société française ?

     

     

    B/ Les représentations du Front populaire dans la mémoire collective


Par Mlle Lacroix
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Mercredi 7 janvier 2009

 

Notions centrales : guerre totale – guerre brutale – patriotisme – pacifisme- brutalisation- consentement à la guerre- deuil

 

 

 

 

Introduction

 

Carte de l’Europe et une carte du Monde

 

èConflit : résultat de conflit et rivalités économiques et coloniales qui ont conduit les puissances européennes à se regrouper en alliances

 

>>Se mettent en place :

Deux systèmes d’alliances se font face, ils unissent des Etats ayant les mêmes intérêts militaires et diplomatiques, d’une part le Triple entente  (France Royaume Uni Russie) et d’autre part la Triple Alliance ( Allemagne, Autriche Hongrie, , Italie)

 

Dans chaque camp sans vraiment souhaiter la guerre on s’y prépare

 

Causes directe : assassinat à Sarajevo de François Ferdinand archiduc héritier du trône d’Autriche, le 28 Juin 1914

 

Le gouvernement Austro Hongrois  pose un Ultimatum à la Serbie è donné le coupable

                                   è ne le font pas pour diverses raisons (les contenus de l’ultimatum sont presque humiliant pour les Serbe, supervision par les Austro-hongrois) 

                                   è Empire déclare la guerre à la Serbie le 28 juillet 1914

La Serbie : liée par une alliance à la Russie, le Russie mobilise ses troupes, L’Allemagne a peur et déclare la guerre à la Russie le 1er Août

L’Allemagne déclare la guerre à la France le 3 Août puisque la France est une alliée de la Russie.

Royaume uni veut rester Neutre mais les Allemand le 4 Août envahissent la Belgique, RU déclare la guerre.

 

 video enfants masque à gaz

 

 

 

 

ð Comment les Français vivent-ils la Première Guerre Mondiale ?

 

ð Pourquoi les conséquences de la Paix se font sentir très longtemps après la guerre ?

 

 

I/ Entrer dans la guerre

 

Comment les Français entrent-ils en guerre ?

 

A/ Les Français mobilisés

 

 

 

 

>>Mobilisation sans enthousiasme

 

Doc 4 et 5 p 213

Répondre aux 3 questions

 

Doc 4. La mobilisation dans les Alpes

et Doc 5. La mobilisation dans la Beauce

Dans ce village des Alpes – Val des Près – où vit Émilie Carles, c’est la stupéfaction qui fut le premier sentiment de la population, comme dans beaucoup de campagnes : « Quand on a entendu les cloches sonner, on s’est tous demander pourquoi ». La méconnaissance de la situation internationale est telle que l’on se demande contre qui la France est en guerre :

« Mais avec qui ? ». Si l’auteur mentionne ceux « qui prenaient çà à la rigolade », elle insiste également sur « les inquiets qu voyaient tout en noir ». Mais tous partent : « Finalement, ils sont tous partis ». Les refus d’incorporation, souvent involontaires

(problèmes postaux, absence du territoire national), sont très marginaux. Ils sont largement inférieurs à 1 %. Le regard assez

sombre et peu patriote d’Émilie Carles – alors Émilie Allais – peut aussi s’expliquer par son engagement idéologique

libertaire et antimilitariste. De plus, la petite Émilie, âgée de 14 ans à la mobilisation, voit deux de ses frères partir à la guerre.

 

À l’inverse, dans le village de Beauce de Saint-Loup, c’est un véritable enthousiasme à l’annonce de la mobilisation générale : « C’était quasiment une fête », « le monde a pris la guerre comme un plaisir ». À la différence du texte précédent, n ces paysans sont au courant de la situation : « On voyait que les hommes étaient prêts ». La situation géographique explique en partie cette différence : l’information circule mieux dans un village situé à quelques kilomètres d’une ville – Chartres – et à une centaine de kilomètres de la capitale que dans un village d’une vallée isolée des Alpes. De plus, Grenadou, paysan né en 1897, mentionne la Revanche, la haine des Allemands, sentiment plutôt minoritaire en France. Cela s’explique par la guerre franco-prussienne de1870-1871 : « Ils étaient venus à Saint-Loup en 70 ». Le souvenir de cette occupation, vécue comme un humiliation, est très vivace et donne sens à la

mobilisation et à la guerre.

 

Les deux témoignages se rejoignent sur la situation des campagnes, une fois les mobilisés partis : il ne restait plus que « les femmes, les jeunes, les vieux », alors même que nous étions « en pleine moisson », un temps important de l’agriculture et de l’économie française. Ce manque brutal de main d’oeuvre et la reconfiguration sexuée de la population active annoncent le paysage social et économique du temps de guerre. Mais, en août, tous sont persuadés que la guerre sera courte et que les hommes reviendront au bout de quelques mois, voire de quelques semaines.

 

 

 

La guerre est pour beaucoup une surprise, notamment pour les paysans.

 

1er Aout 1914 :ordre de  mobilisation générale

A l’été 1914, les Français sont convaincus de commencer une guerre juste, défensive et inévitable face à l’Empire Allemand ( souvenir de l’Alsace et de la Lorraine)

 

Pourtant : ils sont plus résignés, graves qu’enthousiaste même si on a pu voir quelques mouvement d’enthousiasme patriotique dans la capitale.

 

Dès l’été 1914, 3,6 millions de Français sont mobilisés

 

>> Les colonies sont mobilisées

 

 



B/ l’Union Sacrée

 

Poly union sacrée

                     

Le 4 Août 1914, Raymond Poincarré appel à « l’ Union Sacrée » de tous les Français « face à l’ennemi » par l’intermédiaire de son Président du Conseil René Viviani.

Cette lecture est suivi d’un geste symbolique, Edouard Vaillant, socialiste révolutionnaire, va serrer la main au Comte Albert de Muns, monarchiste legitimiste ( extreme gauche- extrème droite). Suivis d’applaudissement ( ne s’étaient jamais adressé la parole) è symbôle de l’Union Sacrée

 

US : Unanimité de toute la classe politique face à l’ennemi exterieur commun, elle se traduit par la quasi unanimité des votes au parlement en faveur de la politique de guerre (vote des crédits militaire même par les socialiste (SFIO) qui sont pourtant des pacifistes affirmés)

 

Union Sacrée visible aux obsèques de Jean Jaurès ( chef de fils du parti socialiste et soutenant une réaction pacifiste) tué par Raoul Vilain. 

 

A partir du 26 Aout le gouvernement Viviani s’élargit à tous les bords politiques è regroupent la totalité des forces politiques représentées au Parlement.

 

Chacun met de coté ses opinions politiques religieuses pour un ennemi commun



Extrait sonore du discours de Viviani


et voici la transcription:

 

« Cette communication n’est pas la déclaration coutumière par laquelle un gouvernement qui se présente pour la première fois devant le parlement précise sa politique. Il n’y a pour l’heure qu’une politique : le combat sans merci jusqu’à la libération définitive de l’Europe gagée par une paix pleinement victorieuse. C’est le cri qui s’est échappé de toutes les poitrines lorsque, dans la séance du 4 août, s’est levée, comme l’a si bien dit M. le Président de la République, l’Union sacrée qui à travers l’histoire fera l’honneur du pays. C’est le cri que répètent tous les Français après avoir fait disparaître les désaccords où nous nous sommes si souvent acharnés, et qu’un ennemi aveugle avait pris pour des divisions irrémédiables. C’est le cri qui s’élève des tranchées glorieuses où la France a jeté toute sa jeunesse et toute sa virilité. »

Discours du Président du Conseil Viviani, 26 août 1914.


René Viviani, Président du Conseil durant la crise diplomatique de l’été 1914,  remanie son gouvernement le 26 août 1914 pour marquer par l’inclusion de deux socialistes (Jules Guesde et Marcel Sembat) l’Union sacrée, sur laquelle il revient dans son discours d’investiture. C’est le thème principal de ce discours, exemplaire de l’éloquence et du style politique de la IIIe République, et des représentations dominantes au début du conflit (guerre pour la liberté, combat sans merci, ennemi aveugle). Il est à noter que, bien que le terme de « tranchées » soit utilisé, il est ici largement métaphorique, l’enterrement effectif dans les tranchées ayant lieu à partir d’octobre 1914.



C/ L’enlisement dans une guerre longue mobilise toute la société française

 

Document video femme et penurie de charbon

 

Le reportage datant de 1916 permet de montrer que l'une des premières pénuries importantes qui frappa la population française fut celle du charbon. Dans un premier temps, les réponses furent adoptées au niveau local, par les autorités municipales ou préfectorales (ici, c'est le Conseil Municipal de Paris qui effectue une distribution). Ce n'est qu'en 1917 et 1918 que fut adopté par l'Etat un système de rationnement généralisé à l'ensemble du territoire. L'habillement des femmes (châles) montre que l'on se trouve sans doute au coeur de l'hiver. Le reportage montre une nouvelle fois l'importance des femmes au cours du conflit : elles n'ont pas seulement remplacé les hommes au travail mais ont dû également faire face à des responsabilités nouvelles au sein de la famille et s'occuper de la gestion du quotidien. Les difficultés liées au ravitaillement et la nécessité de faire de nombreux déplacements et de longues queues pour tenter de s'approvisionner pouvaient occuper plusieurs heures dans la journée d'une femme.

On remarquera toutefois que malgré l'aggravation matérielle, les visages des femmes et des enfants restent relativement réjouis. Cela tient au fait que la situation n'était pas encore dramatique en 1916. Mais un parallèle avec des photos de femmes faisant la queue pour du ravitaillement lors de la Seconde Guerre mondiale (mines austères) montrera combien l'attitude était différente. En 1914-1918, la France n'est pas occupée et les restrictions ont globalement été acceptées dès lors qu'elles contenaient une promesse de victoire. Une intense propagande fut d'ailleurs menée pour expliquer que les sacrifices alimentaires n'étaient rien au regard des soldats qui donnaient leur vie pour la victoire. En 1940-1944 au contraire, la France était occupée et les restrictions ont été vécues par la population comme un moyen pour les Allemands d'affamer et d'affaiblir une France vaincue. Les reportages de la Première Guerre mondiale ne sont pas datés avec précision. Par convention, la date du 1/1/19.. indique que le document a été tourné pendant l'année en cours

>> Enlisement du conflit : besoin économique : pénuries énergétiques

 

Sur le plan agricole, la mobilisation de millions de soldats privait l'agriculture d'une importante main-d'oeuvre et provoquait une chute inévitable de la production et l'apparition de pénuries alimentaires.

 

Sur le plan industriel, la mobilisation de la grande majorité des entreprises au service de l'effort de guerre provoqua une pénurie importante au niveau des biens de consommation. Il est également à noter que 10 départements dont les rendements agricoles étaient particulièrement élévés se situaient dans la zone de combat.

 

En France, la pénurie la plus précoce et la plus prégnante pour les populations civiles fut toutefois celle du charbon : le pays souffrait en effet de la perte des principales régions productrices du Nord, occupées par les Allemands, tandis que l'essentiel des ressources disponibles était réservée pour l'armée ou l'industrie de guerre.

 

>> recours aux femmes :

 

Mobilisation générale des femmes dans les campagnes et dans les villes, 430 000 femmes sont ainsi employées dans l’industrie d’armement.

 

Des figures emblématiques apparaissent : les « munitionnettes », l’ouvrière des industries d’armement.

 

>> Recours aux colonies :

 

 Fais venir plus de 200 000 travailleurs employés dans les usines de la métropole

 

 

II/ Les Français dans le conflit

 

A/ Un conflit brutal : horreur des combat, brutalisation des esprits

 

>> au front

 

C’est une guerre brutale qui se met en place.

 

  

 Dur vie dans les tranchées è tenir

 

Polycopié la mort de masse : l’ensauvagement des soldats

 

 

 

 

Brutalisation des comportements

   

Guerre industrielle, moyen de destruction massif… corps pulvérisés, déchiquetés, broyés…

Combat d’une violence inouïe tuer ou être tuer…perte d’humanité…



Travail facultatif pour le 19 janvier = répondre aux questions de la fiche.
Pour vous aider voici la version sonore ( et visuelle) :



Chanson de Craonne


 

 

>> à l’arrière

 

 

Les civils sont impliqués de manière forcée :

-Dans les zones de combat, essentiellement dans le Nord de la France (Marne…), les populations souffrent de l’occupation è  réquisition, viols des femmes, parfois déportations (100 000 belges et français déportés en Allemagne) de personnes ( prises d’otages…)

 

-bombardement : ex Reims, Paris

 

 

Lorsque vous visionnerez cette vidéo, cliquez sur "éclairage média" afin de compléter les informations concernant les bombardement de la Première guerre mondiale


 Visionnez une vidéo,de PierreMiquel, spécialiste des poilus.



B/ Le consentement à la guerre ?

 

ð  Peut-on parler d’un consentement à la Guerre, , il faut comprendre consentement ici, comme l’acceptation des souffrances et de l’effort de guerre.  Car la guerre menée est juste.

 

 

Dossier la guerre des enfants p 218 219

 

Analyse des documents

Question 1. Les loisirs sont un vecteur essentiel de la culture de guerre enfantine. La militarisation des jouets est visible sur ce dessin, puisque toutes les poupées de l’étalage sont en lien avec la guerre : soldats allemands, fillettes alsaciennes. La « brutalisation » de l’enfance est ici manifeste. Elle touche une jeune fille qui a intégré le vocabulaire de la culture de guerre (« boche ») et la haine de l’ennemi (« … pour le casser »).

 

On trouve des jouets contaminés par la guerre pour tous les âges : livres en tissu, jeux de cubes, armes miniatures comme le fameux canon 75, uniformes à la taille des enfants, livres illustrés comme le fameux Flambeau, chien de guerre de Benjamin Rabier.

 

Question 2. Dans les sociétés occidentales du XIXe siècle, l’enfance est une catégorie sociale qui s’oppose à la catégorie

des combattants : les enfants sont innocents et doivent être étrangers à la guerre. L’image de cette carte postale transgresse

cette position en montrant un enfant-soldat. L’oeuf tricolore, le fusil Lebel et le képi de l’armée française sont là pour rappeler que, dès leur naissance, les jeunes Français sont destinés à la défense de la patrie. Ils sont de petits soldats qui appartiennent à une communauté nationale et sont de futurs acteurs de la guerre.

Question 3. L’école est un grand vecteur de la culture de guerre enfantine. On sensibilise les enfants à l’effort de guerre en leur demandant d’y contribuer personnellement. Le document 5 montre une salle de classe où le maître expose une affiche patriotique pour un emprunt national et où les élèves doivent religieusement venir à son bureau pour y déposer leurs économies personnelles. L’école cherche à intégrer les enfants dans la guerre. Ainsi, dans le document 3, les enfants de cette école communale sont sensibilisés à la situation des orphelins de guerre par l’exercice d’un dessin narratif. L’école diffuse une morale patriotique et la guerre devient la base fondamentale de tout enseignement. Elle devient le sujet des compositions comme des exercices de mathématiques. Les élèves  doivent aussi écrire aux combattants. Une classe adopte souvent un ou plusieurs filleuls du front.

 

Question 4. Les enfants demeurent des victimes de la guerre. Ceux des territoires occupés, comme Yves Congar (doc. 4), sont des victimes directes : conditions de vie précaires pour cause de privations (« On a froid et faim, on a froid tout le temps, faim avant et après les repas »), bombardements, violences d’occupation et d’invasion. Presque tous les enfants font l’expérience de la séparation avec un père, un frère, un cousin, un oncle et beaucoup font l’expérience du deuil. En France, à la fin de la guerre, l’on compte 1 100 000 orphelins de guerre.

 

.

 

 

>> Contrainte et adhésion à l’effort de guerre

 

 

Mais aussi :

 

 

>> Une entrée en croisade

 

La mystique est patriotique.

 

La patrie est menacée. Face à l'ennemi, il faut tenir. Il faut tenir pour la défense du sol, de la famille, même à distance pour les Allemands ("la garde du Rhin sur la Somme" pendant la bataille de la Somme). 

• La haine est raciale.

L'ennemi, c'est le barbare, dont l'infériorité culturelle est dénoncée dès le début du conflit. . La communauté scientifique internationale et notamment européenne éclate pour longtemps, les scientifiques allemands subissant une longue quarantaine après le conflit.

 

• L'attente est eschatologique.

 La guerre doit engendrer un monde nouveau, un monde purifié par la victoire de la civilisation sur la barbarie. C'est une guerre civilisatrice. De la guerre doit naître un monde meilleur, libéré de la guerre.

 

Cf. Charles Péguy: "Je pars soldat de la République pour la dernière des dernières, la paix universelle et le désarmement général". Il meurt le 5 septembre 1914 à Villeroy près de Meaux.

 

 Au final on accepte avec résignation la Guerre et ses souffrances

 

 

III/ La fin de la guerre, une guerre terminée ?

 

 

A/ Un bilan très lourd

 

 

>> bilan démographique

 

 1, 3 millions d’homme et les classes les plus jeunes sont les plus touchées

 

+ 572 000 civils è 1,9 M de morts

 

 

+ 1, 1 Millions d’invalides è Les mutilés et les gueules cassées

 

>> bilan social : exaltation des valeurs viriles, dégradation de la condition féminine

 

·        Une lente démobilisation

  

Fin Avril 1919 è encore 2,3 millions d’hommes sont maintenus dans l’armée

Démobilisation générale è juillet

ð  Mecontentement + à la démobilisation : chômage

 

·        Le retour des femmes au foyer

 


La fin de la guerre marque pour les femmes, le retour à un ordre social sexué qui les ramène dans leur foyer
è fin d’une certain indépendance.

 

Les françaises n’obtiennent pas le doit de vote, contrairement à de nombreux pays, l’émancipation féminine reste limitée

  

>> bilan économique

 

Mitigé.

  

B/ Faire le Deuil par un devoir de mémoire;

 

 

>> Deuil collectif

 

 

-Le lieu : le monument aux morts

Les monuments aux morts sont rarement ouvertement pacifistes ( Gentioux dans la creuse), il montre rarement la mort mais plutôt le soldat au combat, exaltation de la nation, courage des survivant, ferveur religieuse, en evoquant le regret et le deuil bien sûr.

Lieu de la religion civique.

 

Ici: le monument aux morts de Combles dans la somme)

exprime:
la gloire de la patrie , on voit en effet l'inscription aux pieds du poilus "pro patria".
Exalatation de la nation

Dans la main droite de l'allégorie de la République on observe des lauriers, symbole de la victoire

Le poilu a la tête haute symbole de fierté!








Ici le monument aux morts de Beaumont, toujours dans la Somme.

exprime: Le deuil, les pertes humaines.

On peut remarquer  que l'artiste a chercher à représenter les deux personnages sous la forme d'une piéta à la manière de Michel Ange ( cf Pieta du Vatican)
De cette manière , l'oeuvre inspire d'autant plus de pitié et de tristesse







Ici le monument aux morts de Péronne encore dans la Somme.

Exprime: le pacifisme

En effet, ici on voit une mère brandissant le poing pour maudir la guerre.
Ces formes de monuments aux morts sont assez rares. Et d'ailleurs les monuments aux morts pacifistes, maudissants la guerre, seront souvent contournés lors des mobilisation de 1939.
En effet ces type de monuments aux mort indispose les autorités militiares.

L'un des plus polémiques est celui d'un tout petit village de la Creuse, Gentioux:


 : la cérémonie

En 1922, le monument est inauguré par les élus locaux, SFIO et la population, mais la préfecture refusera d'être représentée. Ainsi le monument ne fût pas officiellement inauguré. Lors du passage des troupes devant le monument, lorsque celles ci rejoignaient le camp militaire de La Courtine, ordre était donné à celles-ci de détourner la tête.


Le monument fut inauguré uniquement en novembre 1985, à l'initiative du maire de l'époque Pierre Desrozier. Il est inscrit à l'inventaire à l'inventaire supplémentaire des Monument historique au titre des lieux de mémoire, depuis le 9 février 1990 et la plaque « Maudite soit la guerre  » est inamovible.

(source wikipedia)

 

 

 



-L’action

Le 11 novembre 1920 è inhumation du soldat inconnu sous l’arc de Triomphe

 

 

- Le jour

1922 : sur pression des anciens combattants è 11 novembre fête nationale

 

 

>> Deuil individuel

 

Doc 2 p 221

 

 

C/ La montée des pacifismes ?

 

>> Les anciens combattants

 

 

 

>> valeurs du pacifisme  qui se mettent en place

 

 

Doc 3 p 221

 

 

 

Conclusion :

 

 

 

 

ouverture: A plus grande échelle, on peut se demander si cette guerre n’a pas été une des matrices des totalitarismes du XXème siècle

Par Mlle Lacroix
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Méthodologie

METHODE BAC

Cartographie /Croquis partie I, partie II

Composition

Analyse de documents



POUR DEBUTER:

Analyse de texte 2nde/1ere

Synthèse 2nde

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