Chapitre 2 : La société de l’âge industriel
I
Notions du
chapitre à connaitre: transition démographique – urbanisation – socialisme – communisme – libéralisme économique – libéralisme politique -
prolétariat
Page 34-35, les deux documents
Explication des documents:
Doc 1. « Des heures de loisir d’une riche
bourgeoise… »
Tableau de Julius Gari Melchers (1860-1932), Pénélope, huile sur toile, 1910, The
Corcoran Gallery of Art, Washington.
Bien qu’il soit un peu oublié de nos jours, Julius Garibaldi Melchers est un artiste
américain né à Détroit qui, de son vivant, connut une renommée internationale. Peintre d’abord naturaliste puis symboliste, il entre dans une phase nouvelle au début du XXe siècle en développant
un intérêt prononcé pour les portraits de jeunes femmes et d’enfants dans de riches intérieurs ou de splendides jardins lumineux et colorés.
Ce tableau de 1910 témoigne ainsi du train de vie fastueux de la grande bourgeoisie
capitaliste. On y voit un salon luxueusement meublé et décoré où une domestique, qui baisse les yeux dans une attitude de soumission, apporte une boîte à sa maîtresse. Cette oeuvre illustre aussi
la place et le rôle particuliers de la femme dans les familles bourgeoises.
Doc 2. « … À la vie de labeur d’une ouvrière »
Entre 1914 et 1918, une travailleuse dans l’usine à gaz de la South Metropolitan à Londres
charge un camion.
Le travail des femmes des catégories sociales moins favorisées a souvent été sous-évalué.
Dans l’agriculture, dans le commerce, dans l’artisanat, l’épouse a toujours fortement contribué à l’activité de son mari. Dans la société industrielle, travailler est, pour de nombreuses femmes
de prolétaires, une nécessité pour assurer la survie du ménage étant donné la faiblesse des salaires. Toutefois, la nature du travail féminin a changé. La plupart des travailleuses doivent
quitter le foyer familial pour être embauchées à l’extérieur, souvent dans une
usine, ce qui éloigne la femme de son mari et de ses enfants et ce qui choque une élite
attachée à l’idéal bourgeois de l’épouse mère de famille confinée à l’entretien du foyer.
Cette évolution rend plus visible et mesurable le travail féminin (en France, le taux
d’activité des femmes est ainsi supérieur ou égal à 39 % entre 1850 et 1939). La guerre est un moment particulier puisque les femmes, surtout cantonnées jusque là dans des métiers qui leur sont
traditionnellement dévolus,,remplacent les hommes partis au front et se montrent même capables d’assumer des tâches demandant un effort physique important (ici le transport d’un sac lourdement chargé).
Problématique :
Quelles sont les conséquences sociales de
l’industrialisation ?
Comment sont-elles analysées par les différents courants de pensée de
l’époque ?
I/ L’industrialisation transforme les villes
è Quels sont les liens entre l’industrialisation et
l’urbanisation
A/ Croissance et mobilité de la
population
>> La transition démographique
>> Les migrations
d’exode rural
B/ L’essor des villes
>> Une urbanisation
inégale
Urbanisation : augmentation de la population qui vit en ville
réponse:
Le pays le plus urbanisé est la Grande-Bretagne : 55 % de la population est urbaine dès 1850. L’expansion des villes britanniques s’explique par une
industrialisation et un exode rural plus précoces. La France est la grande puissance européenne qui garde la plus
forte proportion de population rurale en 1938. Pour l’ensemble de la période, c’est aux États-Unis que la population urbaine a le plus
augmenté entre 1850 et 1938. À cette date, les quatre grandes puissances industrielles ont la majorité de leur population qui vit en ville, mais seules l’Allemagne et l’Angleterre ont connu une
véritable désertification de leurs campagnes.
>> Les facteurs d’urbanisation
è s’explique par la croissance
démographique, + croissance économique , c’est dans les villes qu’on trouve de nouveaux emplois.
è surtout Exode rural. A la fin du 19 ème 2/3 de shabitants des villes sont nés à la campagne.
C/ Naissance de la ville moderne
>> Les transformations de l’espace urbain
Apparition: ségrégation sociale
définition : les différentes catégories sociales habitent
habitent dans des quartiers séparés.
è Le paysage urbain change : Les gares, les grands magasins, les
gratte-ciel aux EU en 1880
>> Les problème de la croissance urbaine
>> Moderniser la ville
II/ Les mutations sociales
èComment l’industrialisation modifie-t-elle la
société ?
A/ Le renouvellement des élites sociales
>> Le triomphe de la bourgeoisie
Document 5 p 41
(fiche méthode P 53 de l'analyse de la caricature)
symbolesdu pouvoir:
Sceptre, laurier,
Trone
Qui sont les nouveaux maitres du monde, qu’est ce qui le
prouve ?
Le capitaliste : symbole du capitalisme : la bourse d’argent et la bien portance,
veau d’or sur le dossier du trôneè adoration de la richesse ou des biens
matériels
Que représentent les gens qui s’inclinent devant eux ?
L’Eglise, le pouvoir executif ( Empereur) l’armée, les forces militaires et le peuple
prolétaire
La deuxième phase d’industrialisation marque le triomphe de la bourgeoisie
>> La résistance de l’aristocratie
B/ L’émergence des classes moyennes
>> Que sont les classe moyennes ?
Doc 3. La vie
quotidienne des classes moyennes
Cette photographie montre
comment les classes moyennes tentent d’imiter le mode de vie de la grande bourgeoisie. Le salon, qui est la pièce où l’on reçoit, doit,
par sa décoration et son ameublement, manifester le degré de réussite sociale du ménage. Ce salon est un modèle de conformisme bourgeois : les meubles sont « de style », deux vaisseliers
exposent aux yeux de tous les plus belles pièces de vaisselle et d’argenterie de la famille, le sol est fait d’un beau parquet recouvert d’un tapis, la table est revêtue d’une nappe
très ouvragée...
>> Des catégories fragiles
C/ Le monde ouvrier
>> La formation progressive d’une classe ouvrière
>> L’évolution des conditions de vie
>> L’évolution des conditions de vie
Dossier:
La vie quotidienne
des ouvriers parisiens
Manuel, pages 44-45
Doc 1. L’évolution du
budget
des ouvriers
parisiens
Ce tableau présente les principaux postes de
dépenses des ménages ouvriers de l’industrie et du bâtiment, classés par ordre d’importance pour toute la période. Il permet d’illustrer et de mesurer l’amélioration des conditions de vie des
prolétaires parisiens.
Doc 2. L’inégale évolution des
salaires et des prix
Ce document comporte deux graphiques car
faire figurer la seule augmentation des salaires ne suffit pas, il faut pouvoir s’interroger sur l’évolution du pouvoir d’achat des ouvriers.
Les prix du pain et de la viande de boeuf
ont été isolés du reste de l’indice car l’alimentation est le principal poste de dépense des budgets ouvriers.
Doc 3. Le cabaret et l’alcool,
refuges du prolétaire
Jules Simon (1814-1896) est un philosophe et
un homme politique. Il est député républicain à l’Assemblée constituante de 1848 ; puis, de 1863 à 1871, sous le Second Empire, il publie de nombreuses études sur la condition ouvrière. À cette
époque, le discours hygiéniste des philanthropes et des médecins commence à décrire les classes populaires comme rongées par le fléau de
l’alcoolisme. Très vite, ces excès sont liés à la misère et à la trop grande charge de travail.
Doc 4. Bidonvilles près de Paris en
1936
Ici, les soeurs de la société religieuse
Saint-Vincent-de-Paul visitent les démunis en région parisienne. La crise du logement est un problème majeur dans les villes de France pendant les années 1930, les grandes agglomérations
connaissent alors une croissance démographique très forte, liée à l’exode rural et à l’immigration étrangère. Le manque de logements à faible coût se fait cruellement sentir, entraînant
l’apparition de bidonvilles dans les banlieues ou dans la proche périphérie du centre-ville.
Doc 5. Habitations à bon marché
(HBM),
Aubervilliers, 1935
À partir de la fin du XIXe siècle, la vie du petit bourg rural est bouleversée par l’industrialisation. Des Belges, des
Lorrains, des Alsaciens, des Bretons, des Espagnols, des Italiens arrivent par vagues successives. La ville d’Aubervilliers connaît un important essor dans l’entre-deux-guerres car les ouvriers
préfèrent habiter la banlieue, moins chère que la capitale. Elle bénéficie alors de deux grands programmes de construction d’habitations à bon marché. Dès 1929, un groupe d’habitations à bon
marché (186 logements et 4 boutiques) est édifié avenue Jean Jaurès par la Société Anonyme d’HBM d’Aubervilliers. Puis, en 1931, commence la réalisation d’un
groupe d’habitations à bon marché (110
logements) rue de la Goutte d’Or et rue Bordier par l’Office Public d’HBM d’Aubervilliers.
Au milieu du 19eme : vie ouvrière est dure
è Travail : 10 à 12h par jour
è 6 jours sur 7
è Conditions sont éprouvantes : saleté, bruits…
è pas de protection en cas de maladie ou d’accident, pas de système de
retraite
III/ Penser la société
è comment analyse-t-on les changements
économiques et sociaux de l’ère industrielle ?
A/ Le libéralisme
>> Les principes du libéralisme
Les idées économiques qui dominent chez les dirigeants sont inspirées du libéralisme
Libéralisme : défini au 18ème et 19ème par Adam Smith, David Ricardo et jean
baptiste Say
>> Les patrons et le libéralisme
paternalisme
>> Les évolutions du libéralisme
Milieu du 19ème è libéralisme triomphant
Nombreux traité dans l’Europe de libre échange « Zollverein » en Allemagne.
A la suite de la grande dépression + influence du socialisme è Les Etats mettent en place une legislation sociale qui encadre le
travail
B/ Les socialismes
>> Marxisme et anarchisme
è Dans la seconde moitié du 19ème : le mouvement ouvrier se
partage entre deux tendances : le marxisme et l’anarchisme
-
le marxisme : inspiré des idées de Karl Marx et Friedrich Engels
-
Les anarchistes : exemple
Proudhon :
>> Partis et syndicats ouvriers
è les doctrines marxistes et anarchistes è inspire les organisations ouvrieres
1864 : Marx fonde la première internationale pour
coordonner les actions des ouvriers.
L’opposition entre marxiste et anarchiste y met fin en
1876
2ème internationale se constituent
1889 : les anarchistes sont exclus
è les partis ouvriers se forment aussi
-
parti socialiste allemand (SPD) en 1875
-
SFIO (Section Française de l’Internationale Ouvrière)
en 1905 en France
-
Le parti travailliste au Royaume uni 1906
è Organisation en syndicats
entre les années 1860-1880
exemple : CGT ( Confédération Générale du Travail ) en 1895
Le poids croissant des syndicats è augmentation des grèves
Les syndicats et les partis socialistes connaissent un vif succès, au début du 20 ème siècle les partis socialistes rentrent dans
les assemblées : SPD 35 % des voix en 1912
SFIO : 100 aine de députés en 1914