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Mardi 14 avril 2009 2 14 /04 /Avr /2009 18:07

Vive les vacances!! Regardons... des DVD (ou VHS pour les moins modernes)

      En attendant que cette maudite prof d'histoire géo se décide ENFIN à mettre à jour le blog et par conséquent, les cours, pourquoi ne pas se détendre devant un bon vieux film??

J'entends déjà au loin vos voix résonner dans l'espace transidéral de l'ennui, "baaaaaaaaaaaah des vieux films ah, c'est nul, c'est chi***, y'a pas d'action et en plus ça sert à rien"

QUE NENI !!!   je répondrais à vos remarques (IMpertinentes????) qu'au contraire certains de ces films peuvent vous apporter beaucoup.

 

Il ne s'agit pas de regarder des films de fresques historiques ( cependant si vous le souhaitez, n'hésitez pas) qui sont très romancés, et souvent, ces derniers nous construisent une vision subjective d'un événement historique.


Les films dont je parle, sont surtout des films tournés à des moments clés, suintant l'esprit de l'époque, il devient alors un document historique à proprement parlé, non pour l'histoire qu'il raconte mais pour la manière dont il raconte l'histoire.

Ainsi, je ne peux que vous suggerer en vrac:

La règle du jeu de Renoir

Film de Jean Renoir tourné en TINNNNNNNNNNNTINNNNNNNNNNNN: 1939

A la base, ce film peut sembler etre comme l'a appelé son auteur "un bon petit film"  qui dépeind la société bourgeoise et aristocratique de la période des années 30 de manière très critique, mais en réalité, il y a plus de profondeur dans ce film qu'il n'y parait...sans faire une seule fois allusion à la guerre, l'auteur en a fait un "film de guerre", tout y est , à vous de lire entre les lignes....



Comment ça vous n'êtes pas convaincu ?

AHHHHHHHH vous aimez la violence, le sang, l'odeur de la testostérone bien puissante ???

Soit:

Non, Non, la prof n'a pas craqué, il s'agit bien de Rocky (qui dans un inédit  "Bat le Boa" mais nous nous égarons  !)


En effet la série des Rocky est particulièrement interessante car elle transcrit l'état d'esprit des américains en fonction de l'époque de tournage.

Le premier, en 1976 est le moyen de redorer le blason du "rêve américain", le thème est remis à l'avant de la scène en présentant ce (petit ?) boxeur de seconde zone qui deviendra très vite le plus grand...
Le rêve américain avait été très destabilisé par les crises sociales, politiques mais aussi économiques ( remember last  73's crisis !!!! )

Le plus impressionnant: Rocky IV: Tourné en 1985, en pleine guerre froide... et devinez du coup qui est le méchant??? Un Russe, incroyable, à votre avis aujourd'hui de quelle nationalité serait le méchant???

Cependant, peut-on pour autant parler de film reaganien anti soviétique?
Ce n'est pas à moi mais à vous d'analyser ce film !!!


Cours de fitness selon Rocky:


Toujours pas convaincu?? Ahhhhhhhhhh vous préférez la musique, les petites fleurs, le lyrisme , j'ai ce qu'il faut pour vous:

et bien nous avons besoin d'Hair (je vous passe les applaudissements pour le jeu de mot facile)

Attention, il ne s'agit pas d'un film d'époque, je l'avoue, mais il s'agit d'un film musical reprenant la comédie musicale, qui, elle date de 1969.
Les thèmes: les hippies  ( prononcez bien le "IZZZZZZZ") et la guerre du Vietnam
Assez fidèle à la comédie musicale, le film a attendu la fin de la guerre du Vietnam pour sortir ( 1979 soit 4 ans après la fin de la guerre, pour info, la comédie musicale est créee pendant cette guerre). Il s'agit qu'une critique virulente contre la guerre du Vietnam, je n'en dis pas plus....

 




Et pour le plaisir, puisqu'on en est à parler des films musicaux, je ne résiste pas à la tentation de parler de CABARET

Life is a cabaret chantait Liza Minelli, ( il m'arrive aussi de me le dire en classe..les jours de désespoir...)

Un merveilleux film , mais...il n'est pas d'époque, 1972, (aie on sort de mes critères de sélection !!)
Une magnifique fresque des "années Folles"
Le paralèllisme entre l'intrigue et la montée du péril Nazi en Allemagne est particulièrement intéressant.
La construction de ce film, adapté d'une comédie musicale, est remarquable, il est même fait mention par un biais détourné à Otto Dix à travers la présence d'une femme mystérieuse au fond du cabaret qui représente un tableau de ce dernier.


Je n'ai pas réussi à vous convaincre, et bien tant pis, allez... et c'est mon dernier mot... 

Le film qui suit n'est pas à regarder par n'importe qui... At your Own risk !! I l faut le regarder au 2nd second degré et surtout, mais vraiment surtout, ne pas essayer de comprendre le pourquoi du comment !!!

Ce film est de loin mon coup de coeur, il s'agit d'une adaptation de comédie musicale ( encore !!!! et oui !!!) 
Ssorti en 1975  ce film est une parodie de film de série B de science fiction, mais ce n'est pas ici l'interet qu'y trouve l'historien du cinéma.
C'est surtout, la représentation d'une époque et de tous ses travers, c'est l'après 68 et la libération des moeurs, l'explosion d'un art, le "Glam Art" et de tous ses excès.
Il s'agit ici du paroxysme du psychédélisme des années 70

J'ai nommé THE ROCKY HORROR PICTURE SHOW mais je crois (selon certaines sources)  qu'il y a déjà de fins connaisseurs qui sont déjà allés dans l'antre de la Bête...





Si vous souhaitez que cette nouvelle rubrique continue envoyez "reste " au 39872982078630876208, ou plus sérieusement, laissez moi un commentaire.
Par Mlle Lacroix - Publié dans : histoire geo et cinéma
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Dimanche 5 avril 2009 7 05 /04 /Avr /2009 16:04




Allez dès aujourd'hui jettez un coup d'oeil sur ce site pour tout savoir sur la séparation des pouvoirs aux Etats-Unis, un site très bien construit et documenté, réalisé dans le cadre de l'ECJS par deux élèves de Première S

Bravo à vous deux Jean Louis et Mathieu !!!


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Par Mlle Lacroix - Publié dans : le coin des 1ere7 S
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Dimanche 5 avril 2009 7 05 /04 /Avr /2009 10:19

Simone de Beauvoir

 

 

Simone de Beauvoir, la grande copine de Sartre, a vu passer, toute petite, son père, en une guerre, d’acteur génial à alcoolique pourris d’adultère.

            Un jour, elle fut traumatisée en voyant des femmes faire la vaisselle : non, je ne serais pas comme elles !! Alors commença une vie de débauche pleine d’amants, d’hommes à qui elle refusait de se marier quand ils le voulaient, et qui refusaient de se marier avec elle quand elle le voulait. A la longue, elle en fut éprouvée. Ironie du sort ! Esclave de sa volonté de « liberté ».

            Le grand slogan de Simone était « On ne peut pas et avoir une vie de femme épanouie, et avoir des enfants ». Ce qu’elle ne sait pas, Simone, c’est que maintenant il y a des aides sociales, la société a évolué, et de plus en plus de femmes peuvent travailler en ayant des gosses.

            Je connais une vieille dame qui a suivi les bons conseils de Simone de Beauvoir : elle fête son noël seule chez elle. Pas de mari, ni d’enfants, plus de parents, plus de famille. Elle ne recevra pas de cartes postales de ses petits enfants en vacances, ni de dessins pour la fête des grands-mères, ni de fleurs pour la fête des mères. Juste de la pub et des factures. Elle vit seule. Alors je vois mes grands parents. Une vie bien remplie, six enfants, treize petits-enfants et plein d’autres à venir. A Noël, quelle joie ! Je les vois si heureux, et je pense tristement à la vieille dame seule.

            Ma pauvre Simone, tu es déjà un peu dépassée…

 

 

Référence : Le Castor , basé sur l’œuvre de Simone de Beauvoir

Par Mlle Lacroix - Publié dans : l'actualité par les élèves
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Dimanche 5 avril 2009 7 05 /04 /Avr /2009 10:17

Sartre

 

 

 

 

Le cas de Sartre est un peu spécial. Poulou a perdu son père avant sa naissance. Elevé par sa mère, chez ses grands-parents, une des explications de la connerie de ce personnage est bien sur, sans le père, un complexe d’Œdipe pas tout à fait bien réglé.

 

« En vérité, la prompte retraite de mon père m’avait gratifié d’un  « Œdipe » fort incomplet : pas de Sur-moi, d’accord, mais point d’agressivité non plus. Ma mère était à moi, personne ne m’en contestait la tranquille possession : j’ignorais la violence et la haine, on m’épargna ce dur apprentissage, la jalousie ; faute de m’être heurté à ses angles, je ne connus d’abord la réalité que par sa rieuse inconsistance. Contre qui, contre quoi me serais-je révolté : jamais le caprice d’un autre ne s’était prétendu ma loi. »

Sartre, Les Mots

 

A qui obéirais-je ? On me montre une jeune géante, on me dit que c'est ma mère. De moi-même, je la prendrais plutôt pour une sœur aînée. Cette vierge en résidence surveillée, soumise à tous, je vois bien qu'elle est là pour me servir. Je l'aime : mais comment la respecterais-je, si personne ne la respecte ? Il y a trois chambres dans notre maison : celle de mon grand-père, celle de ma grand-mère, celle des "enfants". Les "enfants", c'est nous : pareillement mineurs et pareillement entretenus. Mais tous les égards sont pour moi. Dans ma chambre, on a mis un lit de jeune fille. La jeune fille dort seule et s'éveille chastement ; je dors encore quand elle court prendre son "tub" à la salle de bains ; elle revient entièrement vêtue : comment serais-je né d'elle ?

Elle me raconte ses malheurs et je l'écoute avec compassion : plus tard je l'épouserai pour la protéger. Je le lui promets : j'étendrai ma main sur elle, je mettrai ma jeune importance à son service. Pense-t-on que je vais lui obéir ? J'ai la bonté de céder à ses prières. Elle ne me donne pas d'ordres d'ailleurs : elle esquisse en mots légers un avenir qu'elle me loue de bien vouloir réaliser : "Mon petit chéri sera bien mignon, bien raisonnable, il va se laisser mettre des gouttes dans le nez bien gentiment." Je me laisse prendre au piège de ces prophéties douillettes.

Sartre, Les Mots

 

 

Il écrit ainsi, dans le même livre, une ébauche d’auto-psychanalyse :

 

            « La mort de Jean-Baptiste fut la grande affaire de ma vie : elle rendit ma mère à ses chaînes et me donna la liberté.

         Il n'y a pas de bon père, c'est la règle ; qu'on n'en tienne pas grief aux hommes mais au lien de paternité qui est pourri. Faire des enfants, rien de mieux ; en avoir, quelle iniquité! Eût-il vécu, mon père se fût couché sur moi de tout son long et m'eût écrasé. Par chance, il est mort en bas âge ; au milieu des Énées qui portent sur le dos leurs Anchises[1], je passe d'une rive à l'autre, seul et détestant ces géniteurs invisibles à cheval sur leurs fils pour toute la vie ; j'ai laissé derrière moi un jeune mort qui n'eut pas le temps d'être mon père et qui pourrait être, aujourd'hui, mon fils. Fut-ce un mal ou un bien? Je ne sais ; mais je souscris volontiers au verdict d'un éminent psychanalyste: je n'ai pas de Sur-moi. »

Sartre, Les Mots

 

 

            Sartre, ce malin, s’est amusé toute sa vie a dévoiler et mettre en évidence les cotés les plus mauvais de l’être humain. Beaucoup de jeunes se suicideront d’ailleurs après avoir lu ses livres. Plus tard, il réalisera sa connerie, s’en repentira, et analysera les raisons de ses égarements » dans son autobiographie, Les Mots.

 

« Militant, je voulus me sauver par les œuvres; mystique, je tentai de dévoiler le silence de l'être par un bruissement contrarié de mots et, surtout, je confondis les choses avec leurs noms : c'est croire. J'avais la berlue. Tant qu'elle dura, je me tins pour tiré d'affaire. Je réussis à trente ans ce beau coup : d'écrire dans La Nausée — bien sincèrement, on peut me croire — l'existence injustifiée, saumâtre de mes congénères et mettre la mienne hors de cause. J'étais Roquentin, je montrais en lui, sans complaisance, la trame de ma vie ; en même temps j'étais moi, l'élu, annaliste des enfers, photomieroscope de verre et d'acier penché sur mes propres sirops protoplasmiques. Plus tard j'exposai gaîment que l'homme est impossible ; impossible moi-même je ne différais des autres que par le seul mandat de manifester cette impossibilité qui, du coup, se transfigurait, devenait ma possibilité la plus intime, l'objet de ma mission, le tremplin de ma gloire. J'étais prisonnier de ces évidences mais je ne les voyais pas : je voyais le monde à travers elles. Truqué jusqu'à l'os et mystifié, j'écrivais joyeusement sur notre malheureuse condition. Dogmatique je doutais de tout sauf d'être l'élu du doute ; je rétablissais d'une main ce que je détruisais de l'autre et je tenais l'inquiétude pour la garantie de ma sécurité ; j'étais heureux.
  J'ai changé. Je raconterai plus tard quels acides ont rongé les transparences déformantes qui m'enveloppaient, quand et comment j'ai fait l'apprentissage de la violence, découvert ma laideur — qui fut pendant longtemps mon principe négatif, la chaux vive où l'enfant merveilleux s'est dissous — par quelle raison je fus amené à penser systématiquement contre moi-même au point de mesurer l'évidence d'une idée au déplaisir qu'elle me causait. L'illusion rétrospective est en miettes ; martyre, salut, immortalité, tout se délabre, l'édifice tombe en ruine, j'ai pincé le Saint-Esprit dans les caves et je l'en ai expulsé ; l'athéisme est une entreprise cruelle et de longue haleine : je crois l'avoir menée jusqu'au bout. Je vois clair, je suis désabusé, je connais mes vraies tâches, je mérite sûrement un prix de civisme ; depuis à peu près dix ans je suis un homme qui s'éveille, guéri d'une longue, amère et douce folie et qui n'en revient pas et qui ne peut se rappeler sans rire ses anciens errements et qui ne sait plus que faire de sa vie. Je suis redevenu le voyageur sans billet que j'étais à sept ans : le contrôleur est entré dans mon compartiment, il me regarde, moins sévère qu'autrefois : en fait il ne demande qu'à s'en aller, qu'à me laisser finir le voyage en paix ; que je lui donne une excuse valable, n'importe laquelle, il s'en contentera. Malheureusement je n'en trouve aucune et, d'ailleurs, je n'ai même pas l'envie d'en chercher : nous resterons en tête à tête, dans le malaise, jusqu'à Dijon où je sais fort bien que personne ne m'attend.
  J'ai désinvesti mais je n'ai pas défroqué : j'écris toujours. Que faire d'autre?
  Nulla dies sine linea.
  C'est mon habitude et puis c'est mon métier. Longtemps j'ai pris ma plume pour une épée, à présent je connais notre impuissance. N'importe : je fais, je ferai des livres ; il en faut ; cela sert tout de même. La culture ne sauve rien ni personne, elle ne justifie pas. Mais c'est un produit de l'homme : il s'y projette, s'y reconnaît; seul, ce miroir critique lui offre son image. Du reste, ce vieux bâtiment ruineux, mon imposture, c'est aussi mon caractère : on se défait d'une névrose, on ne se guérit pas de soi. »

Sartre, Les Mots

 

 

            Il faut faire attention avec Sartre. Par exemple, son célèbre « Pas besoin de gril : l’enfer, c’est les autres » (Huis Clos) n’était pas un grognement d’insociable, égoïste, dépressif, et renfermé sur lui-même, signifiant « Fuck le monde, les Autres c’est de la merde, y a que moi qui vaut la peine d’exister ici ». Non, cela a un sens bien plus profond. Sartre voulait dire par là que c’était la société qui imposait le rythme du temps, des horaires, et non le Temps lui-même, ne lui en voulez pas. La société (les Autres) se sert juste du Temps. De même pour la vieillesse, l’âge, c’est les Autres qui disent que l’on est vieux ; par rapport aux Autres que l’on a les repères qui peuvent parfois faire souffrir (« l’Enfer »). Je connaissais, par exemple, un homme très âgé que l’on voulait envoyer en maison de retraite : il refusait en s’écriant « Oh non, j’veux pas aller avec les vieux ! ». Il ne se sentait pas du tout vieux.

 

             De même, Eric-Emmanuel Schmitt fait dire à Freud dans Le Visiteur :

 « - On ne change pas, Anna, c’est le monde qui change, les hommes qui se pressent, les bouches qui chuchotent, et les hivers plus froids, et les étés plus lourds, les marches plus hautes, les livres écrits plus petit, les soupes qui manquent de sucre, l’amour qui perd son goût, … c’est une conspiration des autres, car au fond de soi on ne change pas. »

 

Ce « l’Enfer, c’est les autres » s’applique à bien d’autres domaines, mais on a bien vu maintenant qu’en recherchant le vrai sens de cette phrase, on comprend des idées bien plus intéressantes qu’on ne pouvait le croire au début, avec le premier sens erroné.

 

            Sartre a réfléchit à bien d’autres idées, comme, entre autres, celles sur la « liberté » 

 - l’excuse « j’avais pas le choix » n’est pas valable : on a toujours le choix

 - on est réellement libre quand on a le choix et que l’on sait quels risques et quels avantages correspondent à chacun des choix

 

            Donc Sartre, oui, mais avec votre prof de philo.

           

Il n’empêche que Sartre reste un des plus importants écrivains du XXème siècle, et ses œuvres l’unes des plus grandes de son temps. Merci Poulou !



[1] Anchise : le héros troyen a sauvé son père Anchise de Troie, en le portant sur ses épaules.

Par Mlle Lacroix - Publié dans : l'actualité par les élèves
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Dimanche 5 avril 2009 7 05 /04 /Avr /2009 10:11

Freud

 

 

 

Freud a été considéré comme un obsédé sexuel. Et il l’assumait, sachant bien qu’on lui reprochait cela car il avait découvert que tout le monde en était un.

Ce qu’on ne sait pas, c’est que les idées de Freud n’ont pas été affirmées sur de simples délires, et d’ailleurs, on les exagère trop. Freud ne nous dit pas que nous sommes des bêtes, mais que nous avons tous au plus profond de nous un coté « bestial » (le Ça). Et aussi un coté « pur » (le Surmoi).

Bien sur, de nombreuses personnes ont été choquées, et, dans leur orgueil, n’acceptaient pas que des pulsions sexuelles cachées et qu’ils ne contrôlaient pas puissent exister. Leur vanité de s’affirmer pur ne changea rien : même s’ils en décidaient autrement, ils avaient eux aussi un Surmoi, comme tout le monde. Libre à eux de se cacher la tête dans le sable.

Freud savait bien que ses idées allaient déranger, et essayait de les confronter à d’autres, moins choquantes. Il écrivit ainsi dans 5 leçons sur la psychanalyse :

 « La première découverte à laquelle la psychanalyse nous conduit, c’est que, régulièrement, les symptômes morbides se trouvent liés à la vie amoureuse du malade; elle nous montre que les désirs pathogènes sont de la nature des composantes érotiques et nous oblige à considérer les troubles de la vie sexuelle comme une des causes les plus importantes de la maladie.

Je sais que l’on n’accepte pas volontiers cette opinion. Même des savants qui s’intéressent à mes travaux psychologiques inclinent à croire que j’exagère la part étiologique du facteur sexuel. Ils me disent : Pourquoi d’autres excitations psychiques ne provoqueraient-elles pas aussi des phénomènes de refoulement et de substitution? Je leur réponds que je ne nie rien par doctrine, et que je ne m’oppose pas à ce que cela soit. Mais l’expérience montre que cela n’est pas. L’expérience prouve que les tendances d’origine non sexuelle ne jouent pas un tel rôle, qu’elles peuvent parfois renforcer l’action des facteurs sexuels, mais qu’elles ne les remplacent jamais. Je n’affirme pas ici un postulat théorique ; lorsqu’en 1895 je publiai avec le Dr J. Breuer nos Études sur l’hystérie, je ne professais pas encore cette opinion! ; j’ai dû m’y convertir après des expériences nombreuses et concluantes. Mes amis et mes partisans les plus fidèles ont commencé par se montrer parfaitement incrédules à cet égard, jusqu’à ce que leurs expériences analytiques les aient convaincus. L’attitude des malades ne permet guère, il est vrai, de démontrer la justesse de ma proposition. Au lieu de nous aider à comprendre leur vie sexuelle, ils cherchent, au contraire, à la cacher par tous les moyens. Les hommes, en général, ne sont pas sincères dans ce domaine. Ils ne se montrent pas tels qu’ils sont : ils portent un épais manteau de mensonges pour se couvrir, comme s’il faisait mauvais temps dans le monde de la sensualité. Et ils n’ont pas tort ; le soleil et le vent ne sont guère favorables à l’activité sexuelle dans notre société; en fait, aucun de nous ne peut librement dévoiler son érotisme à ses semblables.  »  (leçon 4)

Par Mlle Lacroix - Publié dans : l'actualité par les élèves
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Méthodologie

METHODE BAC

Cartographie /Croquis partie I, partie II

Composition

Analyse de documents



POUR DEBUTER:

Analyse de texte 2nde/1ere

Synthèse 2nde

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