Leçon 2 : La recherche et
l’affermissement d’un régime politique stable, la France de 1850 à 1914
Fiche élève du plan du cours + mots
clés
Problématique :
Comment la France parvient-elle à installer durablement un
régime républicain dans un contexte de changements sociaux importants?
Power point présenté en classe
sur les expériences politiques du 19ème siècle, cliquez pour le revoir
I / 1848-1870 : les lents progrès vers la démocratie.
A / 1848-1851 : L’espoir déçu de la IInde République.
Polycopié à télécharger:
Corrigé:
1/
Il fait référence à la révolution de 1830 : les trois journées révolutionnairesLa révolution de
Juillet, révolution française à la faveur de laquelle un nouveau régime,
la monarchie de Juillet, succède à la Seconde
Restauration, se déroule sur trois journées, les 27, 28 et 29 juillet 1830,
dites les « Trois Glorieuses ».
Après une longue période d’agitation ministérielle puis parlementaire, le roi Charles
X tente un coup de force constitutionnel par ses ordonnances
de Saint-Cloud du 25 juillet 1830. En réaction, un mouvement de foule se transforme rapidement en révolution républicaine. Le peuple parisien se soulève, dresse des barricades dans les rues et affronte les forces armées commandées par le
maréchal Marmont au cours de combats qui font quelque 200 tués chez les soldats et près de 800 chez les insurgés.
Charles X et la famille royale fuient Paris. Les députés libéraux, majoritairement monarchistes,
prennent en main la révolution populaire et, au terme de l’« hésitation de 1830 », conservent une monarchie constitutionnelle au prix d’un changement de dynastie.
La maison d’Orléans, branche cadette de la maison de
Bourbon, succède à la branche aînée et les Français se donnent un nouveau roi en la
personne de Louis-Philippe Ier, proclamé « roi des Français » et non plus « roi de France »
Ce qui distingue pour lui 1848 et 1789, c’est l’acceptation totale et la preuve de l’inefficacité de la
monarchie
2/
Couronne de laurier : victoire et reussite
Bonnet prhygien : symbole de la république populaire , voulu pour et par le peuple
La chaine : la liberation
Objet aux pieds du socle : la fin de la monarchie de la noblesse le triomphe de la République sur les armes et la violence
Droits et valeurs défendu : le travail, la liberté, egalité et fraternité et la
libre association
Rejette : la violence, la monarchie
3/
Democratique car
-separation des pouvoirs
-suffrage universel direct non censitaire
-tous les + de 25 ans eligibles
4/
Non il n’en a pas le droit, l' Assemblée Nationale est uniquement choisie par le peuple
C’est un coup d’Etat
5/
Symbolise la mort des institutions de la II eme republique, l’arbitraire et la force gagnent sur les valeurs republicianes et
democratiques
>> La Révolution de 1848
Proclamée en Fevrier 1848 après trois jours d’emeute contre la monarchie de juillet , la II eme rep retablit le suffrage universel, et la liberté de la presse, abolit l’esclavage dans
les colonies et affirme le droit au travail en créant les ateliers nationaux
>>
L’espoir du changement : février – juin 1848.
Finalement « l'esprit de 48 est
éphémère »
è fermeture des ateliers en juin
è emeute parisienne fermement réprimée : 1500 personnes
fusillées, 11 000 déportés
>> La république aux mains du « parti de l’Ordre
».
Louis Napoléon Bonaparte, neveu de Napoléon
1er est élu président de la rep et choisit le parti de l‘ordre, qui défend la religion catholique et la propriété privére
Pendant 3 ans, le président et l’assemblée on du
mal a travailler ensemble
2dec 1851 : anniv du sacre
è LNB renverse l’Assemblée République est écrasée
B – 1852-1860 : le Second Empire ou le retour à
l’autorité.
>> Un régime populiste et autoritaire.
Page 135
-utilise le plebcite, en effet, il se fait confirmer dans son poste par un plebiscite où 92 % des français
approuve la constitution proposée
Cette constitution s’inspire des idées bonapartistes :
-notmt le césarisme
Autorité sans partage du chef,
méfiance à l’égard du parlement, recours souvent au suffrage populaire
-autoritaire : le pouvoir législatif est totalement muselé
-de nombreuses repressions : les chefs republicains sont arrétés (environ 10 000) et envoyés au bagne à Cayenne en Guyane, ou bannis (
1500 dont Victor Hugo) ou emprisonnés
Les libertés publiques sont suspendues
-loi de sureté de 1858 : condamner tout
suspect sans procès
- censure
-SUniversel contrôlé
>> Une politique extérieure de grandeur.
Lutte contre les autres grands empires pour
redorer le prestige national !!!
-lutte contre l’Autriche en aide à l’Italie
>>La modernisation du pays.
-Paris modernisé…( voir la vidéo mis en lien dans
la leçon 1)
C – 1860-1870 : L’Empire libéral et sa chute.
>>Vers plus de libertés…
A
partir de 1859 : Napoléon perd deux appuis
importants.. D’un côté les catholiques qui lui reprochent son soutien à l’unité italienne (qui se fait contre le Pape).
De l’autre, les
milieux d’affaires lui reprochent son choix d’ouvrir le pays au Libre-échange ce qui expose les industriels à la concurrence britannique.
Il cherche alors de
nouveaux soutiens chez les notables libéraux, les classes populaires et la petite bourgeoisie démocrate N3 assouplit son régime pour obtenir leur soutien
ð Amnisties
-Censure de la presse supprimée et droit aux
réunions politique en 1868
-droit de greve obtenu en 1864
>> et plus de démocratie.
Chez les députés :
-Droit d’adresse
-droit d’amendement
-contrôle du budget
>> La chute
du régime et le retour de la république.
- Montée des contestations notamment republicaines
L’adhésion
populaire au régime repose également sur les succès militaires de Napoléon : par tradition avec le
1er Empire, Napoléon III développe une politique extérieure de grandeur (Guerre de Crimée contre les Russes, guerre contre l’Autriche). Mais Napoléon III commet l’erreur de déclarer la
guerre à la Prusse en 1870. La France est battue à Sedan en sept. 1870. L’Empereur est fait prisonnier et les députés, à Paris, proclament
la fin de l’Empire et le retour à la République
4 sept 1870
II / 1870-1879 : l’installation difficile de la
République.
A / La République face aux socialistes : la Commune de
Paris.
>> Le siège de Paris et la défaite. (1870-1871)
-un gouvernement de défense nationale des le 4
sept pour faire face aux armées allmde
-siège de paris commence le 19 septembre
è terrible mais les parisiens résistent
-fin des combats le 28 janvier 1871 : jour de
l’élection d’une assemblée nationale seul apte a négocier la paix
Républicain contre la paix, les conservateurs pour
la paix, il gagne le débat
400 sont élus contre 150 républicains
-Traité de Francfort 10 Mai 1871
>> La Commune de Paris.
Voici un
site entièrement dédié à la commune de Paris, cliquez ici pour y accéder
La défaite débouche sur une révolte du peuple de Paris. Cette insurrection populaire, dans la tradition des émeutes parisiennes de
l’Ancien Régime, est idéalisée dans la mémoire ouvrière comme le point de départ du rêve d’une démocratie sociale.
Deux raisons
expliquent la
Révolte de la Commune.
èLa débâcle face à la Prusse et
la prise de Paris par les Allemands favorise le retour au pouvoir du camp royaliste augmenté des républicains modérés autour d’Adolphe THIERS. Cette coalition est prête à accepter les conditions
allemandes.
La Commune est une double révolte à la fois contre la
résignation à la défaite et contre les monarchistes.
èInsurrection éclate le 18 mars
1871 :
Quand Thiers veut faire retirer les
canons de la garde nationale de Montmartre pour les redonner à l’armée regulière + suppression de la solde des garde nationale
Les meneurs de la
Révolte sont des militants socialistes ou anarchistes comme Jules Vallès, Auguste Blanqui, des disciples de
Proudhon.
Pour en savoir plus sur l'anarchisme et le socialise du 19ème siècle:
La Commune entend proposer un nouveau régime politique pour la France où l’autogestion joue un grand rôle. Elle a pour but également de fonder une nouvelle société de partage, garantissant une
réelle démocratie sociale.
Le gvt de Thiers
avec l’autorisation allemande réprime sévèrement la Commune au cours de la " Semaine Sanglante "
(21-27 Mai 1871). On dénombre plus de 20 000 victimes et plus de 30 000 déportés.
La gauche socialiste
se trouve pour longtemps écartée de la vie politique.
B / La République
face à la menace monarchiste.
ð D’abord une volonté de
restauration qui échoue rapidement
De 1870 à1879, les Républicains et les Royalistes alternent
aux principaux postes de responsabilités.
Finalement les républicains finissent par triompher, en effet : il y a une division au sein des
monarchistes entre légitimiste comte de Chambord( branche ainée des bourbons) et orleanistes comte de Paris ( partisans de LP)
En 1875 toutefois, des lois constitutionnelles proclament la
République et en font un regime
parlementaire
>> Le 16 mai 1877 et le triomphe républicain.
Mac Mahon, conservateur dissout la chambre des députés et relance des election mais c’est une victoire republicaine
et à partir de 1879, les Républicains sont majoritaires au
Sénat et à la Chambre des Députés.
III / 1879-1914 : la
République des républicains.
Les présidents de la IIIeme
république, un dossier complet ici
A / La consolidation de la République.
>> Le
triomphe des valeurs républicaines.
On établit les symboles de la
République : la
Marseillaise devient hymne national (1879), le 14 Juillet Fête Nationale et Marianne devient la personnification de la République.
>>Les grandes lois républicaines.
L’idéal républicain est ensuite
renforcé par l’école : en
1881 et 1882, Jules FERRY instaure ses lois scolaires qui instaure l’école primaire gratuite, laïque et obligatoire. Les conséquences sociales sont importantes (travail des enfants, possibilité
de promotion sociale par l’école…). Les conséquences culturelles sont fondamentales (renforcement de la centralisation et de la cohésion nationale par la disparition des régionalismes). Les
conséquences politiques sont évidentes (enracinement de l’idéal républicain dans l’esprit des enfants : les instituteurs deviennent ainsi les " Hussards de la République ").
Les libertés fondamentales sont
renforcées : lois sur la
liberté de réunion et de presse (1881), loi de légalisation des syndicats (1884 par l’abolition de la Loi Le Chapelier qui date de la Révolution).
L’expérience de l’ordre moral avait dressé d’un côté les monarchistes catholiques et cléricaux ; de l’autre les républicains. Cette opposition a laissé des traces chez les républicains de la fin du XIX° : l’Eglise
est vue, souvent à juste titre, comme réactionnaire et
anti-républicaine. « Le cléricalisme, voilà l’ennemi » avait dit Gambetta en 1876.
Le début du XX° siècle voit la conquête du pouvoir par les républicains radicaux et des socialistes, qui remplacent donc les opportunistes : c’est le bloc des gauches qui gagne les élections
en 1902. Le pdt du conseil Emile Combes (ancien séminariste ayant perdu la foi) est particulièrement anticlérical. Il va donc
appliquer le slogan de son maître penseur Gambetta en laïcisant
définitivement l’Etat :
® de nombreuses écoles tenues par de s congrégations sont fermées. Plus aucune autorisation ne
leur est délivrée.
® les relations diplomatiques sont rompues avec le pape en 1904. Le concordat de 1801 est
abandonné .
1905 : loi de séparation de l’eglise et de l’etat
B / La République et la question sociale.
>>Jusqu’en 1900 : la tentation anarchiste.
>>Après 1900 : l’organisation du mouvement
ouvrier.
Les partis ouvriers et les syndicats s’orga nisent donc de + en + fortement au
tournant du siècle. Ils sont néanmoins encore nombreux, certains
relevant + de la secte que du parti. Il est d’ailleurs à noter que souvent la distinction entre syndicat et parti n’apparaît pas très clairement tant les 2 sont liés.
- le 1er grand parti ouvrier est le Parti Ouvrier de France (POF) mené par Jules Guesde . De
2000 membres en 1890, il passe à 16000 en 1898. Il rassemble
surtout des ouvriers d’industrie, des métallurgistes, qqs commerçants.
Il est particulièrement puissant dans les gds foyers industriels (Nord-PdC :
la moitié des adhérents). Son discours est profondément
marxiste, et il est d’ailleurs un des premiers à le faire clairement connaître aux ouvriers français. Son but est évidemment la Révolution.
L’autre grande figure du socialisme est Jaurès
. Il refuse l’idée de l’anarchie : il compte prendre le pouvoir
par les urnes, et mener ensuite la révolution légale . Pour cela, il est à l’origine de la
fondation du 1er grand parti socialiste français : la SFIO en 1905, suite à son union avec le POF de
J. Guesde. Il devient le chef de la SFIO.
Unis, les socialistes progressent alors nettement, laissant le terrain social
à la CGT (1895, adoptant le syndicalisme révolutionnaire en 1906). La SFIO devient le 2ème parti de France aux élections de 1914 : le projet socialiste de Jaurès a réussi.
Mais leur opposition à la république reste entière : les mouvements sociaux
sont nombreux et concernent de très nombreux secteurs d’activité : viticulteurs du Midi et de Champagne entre 1906 et 1910, postiers, cheminots, électriciens qui plongent le 8 mars 1907 Paris
dans l’obscurité totale (22 heures durant). A partir de 1906, on réclame de + en + fort et de + en + souvent la journée de 8 heures…
C/ La République à l’épreuve des crises.
crise boulangiste (1889) :
o vers 1885, les Rép. sont en difficulté. Ils doivent
faire face à la Grande Dépression et à une instabilité ministérielle grandissante. Cela provoque le mécontentement social et le développement de l’antiparlementarisme.
o à partir
de 1886, le Gal Boulanger devient très populaire et rallie à lui tous les mécontents. Il est élu triomphalement député à Paris en 1889 et ses amis le pressent de prendre le pouvoir par un coup
d’Etat.
o Au dernier moment, il s’y refuse et fuit en
Belgique.
o Cependant, l’antiparlementarisme se maintient et se
renforce par une nouvelle crise.
. Le scandale de PANAMA (1892-1893)
:
o la C° du Canal de Panama verse des pots-de-vin à
plusieurs députés pour qu’ils votent une loi qui la favorise.
o Le scandale éclate et il remet en cause l’intégrité
de la classe politique toute entière aux yeux de l’opinion.
o Parallèlement, se développe une vague d’attentats
anarchistes (attentat à la bombe par VAILLANT à l’Assemblée en 1893, assassinat du Pdt de la Rép Sadi CARNOT en 1891). On prend des lois contre les anarchistes (1893-1894).
. L’affaire Dreyfus (1896-1899) :
o une affaire de ceux qui défendent la Raison d’Etat
au détriment de la justice et des libertés individuelles.
o Une affaire derrière laquelle l’antisémitisme et la
xénophobie sont omniprésents.
o Manifestation d’un courant nationaliste exacerbé en
France en réaction contre la défaite de 1870 et en parallèle avec le développement de l’esprit revanchard qui précède 1914.
o de place pour les positions modérées au
pouvoir.